6h du mat'

 

 

Il est 6h du mat et l’on voudrait que le temps s’arrête net.

Eviter de sentir poindre le jour au détour d’un mirage. Se voir transfiguré sauvage l’essence en alerte.

Il faut raser les murs de près pour disparaitre.

 

Redevenir l’inconnu, ne pas être vu, c’est tout.

C’est tout ce que l’on souhaite puisque la fête est à présent obsolète.

Il est 6h du mat et l’on voudrait que le temps s’arrête

 

Sous les paillettes tremble l’homme et il en tombe des nues

Car les folles farandoles en ont précipité la mue.

Et il a froid maintenant parmis les autres ombres

Quand autour de lui l’illusion subitement s’effondre.

 

Il est 6h du mat et après la transe, l’humanité s’émiette

Car c’est à coup de mensonge que son image se projette

 

La doléance n’étant pas de mise, déboitez-vous encore la tête !

Engorgez-là, faites-là déglutir et puis vomir ses créatures…

Est-ce de la pluie, du sang ou de l’alcool qui stérilise la blessure ?

 

Au petit jour, s’arrête l’aventure …

 

Il ne reste alors qu’à marcher droit et se tenir à carreau sous le halo des lampadaires

Rentrer chez soi, égaré et essayer de dormir les yeux ouverts…

Trop d’errance aura raison de l’ether

 

Eternel abîme : toujours défaite…

 

 

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