La déflagration...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne l'ai pas enrayée, la déflagration, je l'ai laissé me défigurer le coeur à nouveau. A plus forte raison.

Je me suis tôle ondulée pour la gouter du bout des lèvres et c'était beau. Ça pétillait des bulles qui démontent la tête, ça enivrait capiteusement de lettres capitales.

Je me suis laissée fer... Grisée comme du métal, j'ai mis mes gants de velour pour palper les contours de l'onde. J'avais envie de diapasonner à l'unisson.
Et subitement je me suis mise à voir. Avoir. Envie de vomir.
Car je suis en corps divisé...
Et pourtant quand même...
Ce que j'aime ce bruit de tôle ondulée, de corps solide qui tremble, pris de panique ...la statique emprisonnée qui subitement implose. Ça en impose ouais !
Et j'applaudis moi, je fais "clap clap clap" du bout des lèvres un peu sâles de s'être détrempées dans l'autre trouble. Simplement suspendues entre deux contretemps. Entre deux mondes.
Inconjugables.
Ah l'insurmontable poids des anges qui passent !
Maintenant jte traine par les pieds comme jt'ai tenu la barbichette : avec un semblant d'allégresse.
Le premier de nous deux qui rira s'prendra la gâchette. C'est tombé sur toi, fallait bien que je t'éjecte !

Et toi t'as souris, un de ces sourires tapageurs, le sourire du vainqueur... ça m'a fait trembler la moelle épinière de dégout.
Cette esquisse esquise de tes lèvres, combien de fois l'ais-je contemplée muette, la gorge serrée de peur de la perdre, de peur qu'elle s'efface et toi avec.
Mais faut pas que j'y pense, non, surtout pas...

 

Et ils se donnèrent la main comme ultime abandon...

 

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