La dernière

 

 

 

 

 

 

 

Il faut. Toujours. Qu'il faute.
Sans le savoir, à peine s'apercevoir.
Qu'il me bave dessus par son silence plein de glaives
Et qu'il élève des murs d'insolence et d'oubli
entre moi et lui
Des mirages cramoisis, désert de solitude
Des "jsuis pas là, jsuis ici"
Rendez-vous manqués presque par défis
Et vient la Lassitude...

Car on s'a-rime à rien...

Non ça rime à rien... toi et moi, tout ça... nos ébats...
Ce combat intérieur que je mène de front
Contre moi seule puisque tu me fais l'affront d'être las,
Déjà...je n'sais même pas pourquoi...

Alors que l'on commence à peine
Je sens cette force qui fait rage et me défigure le sourire
A pleine dent je grave les croix Sade de ton souvenir.
Et rigole sauvagement de ma bouche malsaine.
Avec moi seule pour adversaire, mon cher
C'est un holocauste dont tu ignores les rouages
Et pour le coup en douce je choisi le gaz,
M'écrase et t'extermine sans procès
te douche sournoisement après t'avoir touché,
me délave la chair de tes prétendus baisers.

J'ai trop tué mon amour, je voudrais des vacances
Me laisser aller à l'eau de rose...Être perdue avec toi sur une île dont j'ai déjà pleuré l'alentour et qu'il ne reste plus que les beaux jours pour épancher la souffrance...

Si tu savais... Jme sens souillée d'indifférence
Et j'ai beau manier le bouclier avec dextérité, me démener comme forcenée pour me défendre, tu as toujours un peu d'avance.


Mon dieu je suis tombée au champ d'honneur !
Quelle honte ! J'ai honte, honte, honte de m'être encore faite prendre
De m'être encore faite pendre alors que ce n'est pas mon heure.

Je me réveille en mille morceaux, au milieu de l'oubli
Clouée au comble de l'ombre, rivée à la nuit.
Rêve aveugle de ma déchéance.

J'ai tellement espéré mon amour, qu'à présent j'ai le désir déchu et la gorge amère. Et que me reste-t-il pour te plaire si je me suis mise à nu... et que tu n'as rien vu...

 

 

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